Ballade de la Putain à Juifs Marie Sanders     
( Adaptation libre et cantabile, 2010, de la chanson
"Ballade von der Judenhure Marie Sanders"
par Bertolt Brecht et Hanns Eisler, 1940 )
À Nuremberg, ils ont fait une loi, ce dont pleurait plus d'une femme, au lit avec un homme non permis. La chair s'écrase dans la banlieue, entends-les tambouriner ! Veut-ce dire que, s’ils visaient un coup, bon Dieu, ce serait cette nuit ? Marie Sanders, ton amant a les cheveux trop noirs. Mieux vaudrait aujourd’hui, ne plus être encore avec lui comme hier. La chair s'écrase dans la banlieue, entends-les tambouriner ! Veut-ce dire que, s’ils visaient un coup, bon Dieu, ce serait cette nuit ? Maman, donne-moi la clé, tout cela n’est pas si grave, la lune fait mine comme toujours. La chair s'écrase dans la banlieue, entends-les tambouriner ! Veut-ce dire que, s’ils visaient un coup, bon Dieu, ce serait cette nuit ? Un matin, il était neuf heures, elle traversait la ville en chemise, la tête rasée, pancarte au cou, d’un regard froid. La foule hurlait. La chair s'écrase dans la banlieue, le "Führer" harangue cette nuit. S’ils avaient en tête une oreille, grand Dieu, ils pourraient savoir, ce qu'on fait d'eux !  
Le poète français Maurice Regnaut a traduit «Streicher» avec «Le peintre en bâtiment». Ce n'est pas une traduction juste: "Julius Streicher" a été l'éditeur du journal "Der Stürmer" et le propagandiste raciste et antisémite des Nazis le plus fâcheux et 'célèbre'. Après la guerre il était condamné à mort et exécuté au tribunal de Nuremberg. Parce que cet homme n'est plus connu, «Führer» est peut-être plus facile à comprendre pour des gens quotidiens. J'ai aussi trouvé une 'traduction', cité dans une dissertation, qui appelle cette chanson "Ballade de la putain juive(!?!) Marie Sanders". NON! Ça, c'est faux! Marie Sanders à été une "putain À JUIFS"(!!!), une femme 'aryenne' qui couchait avec un juif!