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Verehrter Präsident
(Deutsch von Leobald Loewe, 2003, frei nach "Le Deserteur" von Boris Vian, 1954 zu Beginn des Algerien-Krieges)

1.
Verehrter Präsident,
vielleicht seid Ihr in Eile,
doch leset diese Zeile
mit der mein Brief beginnt:

Mir werden da gebracht
die Militärpapiere,
dass in den Krieg marschiere
ich noch vor Mittwoch Nacht.

Herr Präsident, ich bin
gewiss nicht Mensch geworden,
um Menschen zu ermorden,
das macht doch keinen Sinn.

Will Euch nicht provozie-
ren, wenn ich offen sage:
Der Krieg kommt nicht in Frage,
ich werde desertier'n!

2.
All' meine Brüder sind
gerannt in ihr Verderben,
ich sah den Vater sterben
es weinte auch mein Kind.

Meine Mutter trug so schwer,
sie ist mit ihren Sorgen
im Krieg verrückt geworden,
nun leidet sie nicht mehr...

Als ich gefangen war
sind sie ins Haus gekommen
und haben mir genommen,
die meine Liebe war.

Früh, wenn die Hähne krähn
will ich mein Bündel schnüren,
ein neues Leben führen
und auf die Straße geh'n.

3.
Dann zieh' ich ohne Ruh'
vom Norden in den Osten,
vom Süden in den Westen
und schrei den Leuten zu:

" Verweigert den Befehl,
  kämpft nicht in ihren Kriegen,
  glaubt niemals ihren Lügen,
  der Frieden wär' ihr Ziel! "

Ihr schwört im Parlament,
man müsse Blut vergießen,
so lasset Eures fließen,
verehrter Präsident!

Jagt Ihr die Polizei
mir nach, so lasst sie grüßen,
sie könne auf mich schießen
weil ich gefährlich sei! *




Die in Deutschland bekannteste und in der Friedens­bewegung gern gesungene Nachdichtung „Ihr sogenannten Herrn...“ von Gerd Semmer aus den 70-ern (https://www.youtube.com/watch?v=A62-JU3tIwQ) basiert auf der von Marcel Mouloudji gesungenen Version „Messieurs qu’on nomme grand...“ von 1954. Meine Nachdichtung basiert auf der in Frankreich bekannteren und von Boris Vian 1955 selbst gesungenen Original­fassung "Monsieur le Président...".

Mouloudji hatte von seinem Freund Vian Änderungen am Text erbeten, um - erfolglos - der französischen Rundfunk­zensur zu entgehen. Deswegen fehlt in seiner Version die direkte Ansprache des Präsi­denten und auch die direkte Aufforderung zu den "Straftaten" Befehls­verweigerung und Desertieren/Fahnenflucht, wobei die bescheidene und höfliche Form um einen provokanteren Unterton ergänzt wurde. Gerd Semmer hat lediglich die Zeile "ich werde desertier'n" Vians eigener Version entnommen.

Beide Lied-Versionen haben übrigens die gleiche Endstrophe: "Si vous me poursuivez, prévenez vos gendarmes que je n'aurai pas d'armes et qu'ils pourront tirer - (wörtlich:) Wenn Ihr mich verfolgt, dann warnt Eure Polizisten, dass ich keine Waffe habe und dass sie schießen können“. Eine frühe unveröffentlichte Gedicht-Version soll noch das sarkastische Ende: "que je possède une arme et que je sais tirer - dass ich eine Waffe habe und dass ich zu schießen weiß" (siehe www.lefigaro.fr) gehabt haben, was aber nicht belegt ist, und was auch nicht so recht zum Tenor des voraus­gegangenen Textes passen will. Boris Vian soll erst auf Anraten Moloudjis dessen Version übernommen haben, um böswilligen Fehl­inter­pretationen vorzubeugen. (Siehe auch www.antiwarsongs.org/canzone.php?lang=de&id=1#agg68.)

Diese "alte" Version hatte dem Schauspieler Jean-Louis Trintignan aber wohl so gut gefallen, dass er sie 2011 (als Erster) als Gedicht öffentlich vortrug und auf CD brannte. Ob er damit dem Autor gerecht wurde, ist stark zu bezweifeln, hatte dieser doch zeitlebens an seiner veröffentlichten "neuen" Version festgehalten. Im Gegensatz zu manchen Inter­pretationen, die dem Lied damit eine klamm­heimliche Gewaltliebe andichten wollen [ z.B. per angeblicher "Übersetzung" (!!!) (einer kaum bekannten, aber ersten offiziellen deutschen, und in Wahrheit sehr freien und sinn­ent­stel­lenden Nachdichtung des deutsch-amerikanischen Kabarett- und Schlager­texters Max Kolpenitzky alias Colpet alias Kolpe, 1905 - 1998, "Sag mir, wo die Blumen sind", "Heimweh nach St. Pauli") im Schulbuch MusiX-3 vom Helbling-Verlag, die fälschlicher­weise im Lehrerband auch noch (versehentlich?) mir-selbst "Leo Kowald" als Autor untergeschoben wurde! ] ist der „alte“ Text aber nie als Lied erschienen!

Ich habe ein Ende gewählt, das sich an den "neuen" Text hält, aber den "alten" Sarkasmus durchscheinen lässt, um nicht übertrieben pazifistisch zu klingen. Auch Wolf Biermann hat einmal eine großmäulig-antiautoritäre und mit Fäkalausdrücken übersäte Übertragung der Vian-Fassung abgeliefert, die dem höflich-bestimmten Ton des Originals überhaupt nicht entspricht. Aber auch er verwendet die korrekte Endstrophe.

Nebenbei: Wenn man den korrekten Wortlaut eines Werkes wissen will, dann muss man den Autor fragen! Und wenn der bereits verstorben ist (1959), dann sollte man seinen Letzten Willen respektieren (die kapitalistischen Verwerter und gierigen Erben können dabei gerne bleiben, wo der Pfeffer wächst)! Es ist unanständig und unvereinbar mit dem Urheber-Namensrecht, gegen den erkennbaren Willen des Autors überholte Versionen seines Werkes zu verbreiten (Verletzung der Werks­integrität).


L'adaptation la plus connu en Allemagne comme chanson de la paix allemand preferée "Ihr sogenannten Herrn ..." par Gerd Semmer des années 70 (https://www.youtube.com/watch?v=A62-JU3tIwQ) est basé sur sur la version "Messieurs Qu'on Nomme de grand ..." chantée par Marcel Mouloudji en 1954. Mon adaptation est basé sur la version originale chanté en 1955 par Boris Vian: "Monsieur le Président ...". Mouloudji avait demandé de son ami Vian des modifications du texte pour échapper à la censure de radio française - en vain! Par conséquent dans sa version l'adresse directe au Président et l'invitation directe à des "crimes" insubordination et désertion manquent. Aussi la forme modeste et poli a été complété par un ton plus provocateur. Gerd Semmer n'a pris que la ligne «Je m'en vais deserter" de la propre version de Vian. Les deux versions de la chanson, d'ailleurs, ont le même couplé final: "Si vous me poursuivez, prevenez vos gendarmes - que je n'aurai pas d'armes et qu'ils pourront tirer". Une version de poème inédit et précoce devrait avoir la fin sarcastique: "que je possède une arme et que je sais tirer" (www .lefigaro.fr), ce que n'est pas prouvé, et que ne veut pas non plus correspondre au texte précédent. On dit, que Boris Vian n'aurait pris la version de Moloudji qu'apres ses conseils pour éviter des mauvaises interprétations. (Voir aussi www. antiwarsongs.org/canzone.php?lang=de&id=1#agg68). Ce «vieux» version avait tellement plu Jean-Louis Trintignan, qu'il l'a récité au publique comme poème (le premier) en 2011 et gravé sur CD. Il est re`s douteux, s'il avait rempli les intentions de l'auteur, car celui s'avait toute sa vie cramponné à sa "nouvelle" version officielle et publiée. Au contraire de certaines interprétations qui veulent attribuer a la chanson un amour clandestine à la violence [par exemple par «traduction» prétendue(!!!), la première adaptation allemande officielle, mais peu connu, et en fait très libre et malmenant de l'écrivain du cabaret et de rengaines germano-américain Max Kolpenitzky alias Colpet alias Kolpe(1905-1998) dans le manuel scolaire MusiX-3 de l'édition Helbling Verlag, qu'il était faussement (et accidentellement?) attribué à moi-même" Leo Kowald comme auteur!] le "vieux" texte n'était jamais publié comme chanson! Je choisis une fin qui adhère à la «nouvelle» du texte, mais laisse tomber le "vieux" briller à travers le sarcasme, pas exagérée pacifiste sondage. Wolf Biermann aussi une fois livré une Fäkalausdrücken transmission de Vian-version, qui ne sont pas conformes au ton poli-certaine de l'original loudmouth-antiautoritaire et parsemé. Mais il a aussi utilisé le bon Endstrophe. Soit dit en passant: Si vous voulez savoir la formulation correcte d'une œuvre, alors vous devez demander à l'auteur! Et si tel est déjà mort (1959), alors on devrait son dernier respectera (les exploiteurs capitalistes et avides possibilité héritier aiment rester où le poivre pousse)! Il est inapproprié et incompatible avec les noms d'auteurs à droite, contre la volonté apparente de l'auteur versions périmées de sa propagation de travail (violation de l'intégrité de l'œuvre).

Le deserteur (Boris Vian, 1954)


Monsieur le président * Je vous fais une lettre Que vous lirez peut-être * Si vous avez le temps. Je viens de recevoir * Mes papiers militaires Pour partir à la guerre * Avant mercredi soir. Monsieur le président * Je ne veux pas la faire Je ne suis pas sur terre * Pour tuer des pauvres gens. C'est pas pour vous fâcher, * Il faut que je vous dise, Ma décision est prise, * Je m'en vais déserter. Depuis que je suis né, * J'ai vu mourir mon père, J'ai vu partir mes frères * Et pleurer mes enfants. Ma mère a tant souffert * Qu'elle est dedans sa tombe Et se moque des bombes * Et se moque des vers. Quand j'étais prisonnier, * On m'a volé ma femme, On m'a volé mon âme, * Et tout mon cher passé. Demain de bon matin * Je fermerai ma porte Au nez des années mortes, * J'irai sur les chemins. Je mendierai ma vie * Sur les routes de France, De Bretagne en Provence * Et je crierai aux gens: «Refusez d'obéir, * Refusez de la faire, N'allez pas à la guerre, * Refusez de partir.» S'il faut donner son sang, * Allez donner le vôtre, Vous êtes bon apôtre * Monsieur le président. Si vous me poursuivez, * Prévenez vos gendarmes Que je n'aurai pas d'armes * Et qu'ils pourront tirer.
Le deserteur (Text: Boris Vian u. Marcel Mouloudji 1954, Musik: Boris Vian u. Harold M. Berg)

Messieurs qu'on nomme grand, * Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être * Si vous avez le temps.
Je viens de recevoir * Mes papiers militaires
Pour aller à la guerre * Avant Mercredi soir.
Messieurs qu'on nomme grand, * Je ne veux pas la faire.
Je ne suis pas sur terre * Pour tuer les pauvres gens.
Il n'faut pas vous fâcher * Mais Il faut que je vous dise
Les guerres sont des bêtises. * Le monde en a assez.

Depuis que je suis né * J'ai vu mourir des frères.
J'ai vu partir des pères * Et les enfants pleurer.
Les mères ont trop souffert * Quand d'autres se gobergent
Et vivant à leur aise * Malgré la boue de sang.
Il y'a les prisoniers, * On a volé leurs âmes,
On a volé leurs femmes * Et tout le cher passé.
Demain de bon matin * Je fermerai la porte
Au nez des années mortes. * J'irai par les chemins.

Je mendierai ma vie * Sur la terre et sur l'onde
Du vieux au nouveau monde * Et je dirai aux gens:
Profitez de la vie. * Eloignez la misère.
Les hommes sont tous des frères. * Gens de tous les pays:
S'il faut verser le sang, * Allez verser le vôtre,
Messieurs les bons apôtres, * Messieurs qu'on nomme grand.
Si vous me poursuivez * Prévenez vos gendarmes
Que je serai sans armes * Et qu'ils pourront tirer.

Ihr sogenannten Herrn  (Boris Vian / Marcel Mouloudji / Gerd Semmer) 	

Ihr sogenannten Herrn, ich schreibe euch ein Schreiben,
lest oder lasst es bleiben und habt mich alle gern.
Ich kriege da, gebt acht, die Militärpapiere,
dass ich in'n Krieg marschiere, und zwar vor Mittwoch nacht.
Ich sag' euch ohne Trug: Ich finde euch so öde,
der Krieg ist völlig blöde, die Welt hat jetzt genug.
Ihr sogenannten Herrn, ich sage euch ganz offen,
die Wahl ist schon getroffen: Ich werde desertier'n.

Seit ich auf Erden bin, sah ich viel Väter sterben,
sah Brüder viel verderben, sah weinen manch ein Kind;
sah Mütter voller Gram, sie konnten nicht vergessen,
sah andre vollgefressen, wohlauf trotz Blut und Schlamm.
Sah der Gefang'nen Leid, ums Leben nur belogen,
um ihre Frau'n betrogen, um ihre gute Zeit.
Früh, wenn die Hähne krähn, dann schließ' ich meine Türen,
will tote Jahre spüren und auf die Straße gehn.

Dann geht es drauf und dran auf Welle, Wind und Wegen
der neuen Welt entgegen, ich rufe jedermann:
Lebt euer Leben aus, ringt Furcht und Elend nieder,
schießt nicht auf eure Brüder in dieser Erde Haus.
Ihr sogenannten Herrn, müsst ihr denn Blut vergießen,
so lasst das eure fließen, ihr predigt das so gern.
Sagt eurer Polizei, sie würde mich schon schaffen,
denn ich bin ohne Waffen, zu schießen steht ihr frei.